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Quand les viticulteurs bio se penchent sur leurs sols
Pour les viticulteurs de Tornac et Massillargues-Atuech, la conversion au bio est l’occasion de changer les fonctionnements, à tout point de vue :
- primo : des analyses de sols pour connaître leur état et le niveau des éléments fertilisants déjà présents, - secundo : une journée de formation pour comprendre les fonctionnements complexes des matières organiques et prendre conscience de leur importance pour la vie des sols, et pour leur structure et leur stabilité, Au final de cette action menée conjointement par la Chambre d'Agriculture du Gard et Grappe3, des conseils personnalisés, appuyés sur les observations des parcelles et les résultats des analyses, afin d’amener ce dont les sols et les cépages ont précisément besoin, au meilleur coût pour les viticulteurs, et sans excès pour l’environnement…
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Quand viticulture se conjugue avec agriculture biologique Comment passer d’une viticulture conventionnelle au bio ? Les vendanges 2010 sont l’occasion, pour Cédric Privat, converti au bio depuis 2002 sur la commune de Tornac dans le Gard et Sébastien Fassouli, en conversion depuis 2009 sur la commune voisine de Massillargues-Atuech de nous expliquer leur façon de travailler leurs vignes selon le cahier des charges AB. Du travail, il en est question, puisque, avec l’abandon des produits chimiques, désherbants et pesticides complexes, il leur faut s’équiper de nouvelles machines et passer plus de temps à travailler le sol, ou réaliser des épandages plus fréquents mais en limitant les concentrations de soufre ou de cuivre, pour combattre oïdium et mildiou. Quoi qu’il en soit, le temps où l’on « peignait les vignes en bleu » pour montrer que l’on avait bien traité est désormais révolu !... Des vignes aux grappes vendangées et amenées dans les caves coopératives et jusqu’aux bouteilles, c’est toute la filière que les organismes certificateurs passent à la loupe, afin de s’assurer qu’il n’y a pas de mélange entre raisins bios et conventionnels. Pour les maîtres de chais, c’est en fait la principale contrainte d’organisation ; la vinification en bio est en effet peu différente dans ces 2 caves où l’ajout d’adjuvant est déjà rare en conventionnel. Pour Cédric comme Sébastien, un de leur plaisir et de leur étonnement a été de retrouver, sur leurs parcelles, des espèces, animales comme végétales, qu’ils n’y voyaient plus…
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